| Pays |
Cameroun |
| Chef-lieu |
Maroua |
| DéPartements |
Diamaré,
Logone-et-Chari,
Mayo-Danay,
Mayo-Kani,
Mayo-Sava,
Mayo-Tsanaga
|
| Gouverneur |
Midjiyawa Bakari (Juin 2014) |
| Président du conseil
régional |
Pr HAMAN DJALLO |
| Code minéralogique |
En |
| Population |
3 993 007 hab. (2020) |
| Densité |
91 hab./km2 |
| Coordonnées |
11° 00’ nord, 14° 30’ est |
| Superficie |
3 424 600 ha = 34 246 km2 |
La région de l’Extrême-Nord est l’une des dix régions du Cameroun et la plus peuplée, située dans le nord du pays et frontalière du Tchad et du Nigéria. Son chef-lieu Maroua qui compte aujourd’hui plus de 300 000 habitants. La région est située au nord du pays entre le 10° et 13° de latitude Nord et les 14° et 16° de longitude Est. La région, constituée de 06 départements, couvre une superficie de 34 246 km² et abrite plus de 3 993 007 habitants.
les 06 départements de la région de l’extrême-nord
| Département |
Chef-lieu |
superficie |
Population |
| Diamaré |
Maroua |
4 665 |
|
| Logone-et-Chari |
Kousseri |
12 133 |
|
| Mayo-Danay |
Yagoua |
5 303 |
|
| Mayo-Kani |
Kaélé |
5 033 |
|
| Mayo-Sava |
Mora |
2 736 |
|
| Mayo-Tsanaga |
Mokolo |
4 393 |
|
|
+ 3 993 007
hab. (2020) |
SRC: Rapport national sur l’état de la population camerounaise,
BUCREP 2021
la région compte 47 arrondissements.
La région comprend 01 communauté urbaine (Maroua) ; 03 communes d’arrondissement ; 44 communes. La région de l’Extrême-Nord compte 18 chefferies traditionnelles de 1er degré, 160 chefferies de 2ème degré et 1 821 chefferies de 3ème degré. Sur le plan du relief, la région comprend les Monts Mandara à l’ouest, les plaines inondables du Logone à l’Est (Yaéré), la pénéplaine du mayo Kebbi au sud et le Lac Tchad au Nord. La région de l’Extrême-Nord appartient dans sa grande majorité au bassin endoréique du Lac Tchad. Seuls le Chari et son affluent le Logone sont permanents et s’avancent de manière de plus en plus étroite vers le Nord entre les frontières du Tchad et du Nigéria, formant des limites naturelles. Les flots de la rivière Logone et du fleuve Chari sont renforcés par les retombées des eaux de pluies s’écoulant des flancs des Monts Mandara.
Le climat de l’Extrême-Nord du Cameroun est de type soudano-sahélien caractérisé par une saison sèche qui dure 07 mois et une saison pluvieuse qui dure 05 mois. Froide de novembre à février, se succèdent des mois de chaleurs de plus en plus fortes jusqu’à l’arrivée des pluies. Ce climat en grande partie sahélien a des températures élevées et une pluviométrie comprise entre 900 et 350 mm décroissant selon la latitude du Sud vers le Nord. Les hauteurs (jusqu’à 1 400 mètres) des Monts Mandara sont plus fraîches et nettement plus pluvieuses. Les mois de juillet et août cumulent à eux seuls 2/3 du total pluviométrique annuel de la région. Cette période de grandes pluies est souvent qualifiée d’hivernage. Les rivières débordent alors rendant la circulation difficile en dehors des grands axes routiers.
La végétation de la région est fortement composée de savanes, plus ou moins boisées en fonction de la latitude, tandis que les plaines d’inondation on retrouve la prairie. Ce sont les irrégularités interannuelles des pluies qui caractérisent le climat et rythment le travail des hommes, essentiellement agriculteurs, agriculteurs-éleveurs sédentaires et quelques nomades composés de peul, de Bororo au bord du lac Tchad.
La faune et la flore de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun sont caractérisées par des milieux semi-arides et sahéliens, abritant le Parc national de Waza, le parc de Kalamaloué et la réserve de Kalfou. On y trouve de grands mammifères comme les éléphants, girafes et lions, ainsi qu’une végétation adaptée à la sécheresse telle que les acacias et le sorgho.
Sa population (et donc sa densité) a connu une très forte évolution. Elle est évaluée à plus de 3 993 007 habitants en 2020.
La population de la région est très inégalement répartie entre les régions montagneuses surpeuplées avec des densités dépassant les 300 habitants par km² dans les Monts Mandara et les Yaérés, vastes plaines inondables du Logone, ce qui a permis la mise en place ancienne du vaste parc national de Waza et celui plus petit de la Kalamaloué. De nombreuses ethnies occupent des espaces bien identifiés que ce soit dans les montagnes et plateaux des Mandara (Mafa, Mofu, Podoko, Kapsiki, Mouktélé, Vamé, Brémé…) ou dans les plaines (Kotoko, Toupouri, Massa, Moundang, Guisseye, Moussey…). Des ethnies anciennement islamisées, Peuls (Fulas ou Fulani ou Fulbe) au Centre et Arabes Choua au Nord se consacrent davantage à l’élevage, sédentaire pour certains, transhumant pour d’autres. Des nomades Peul Bororo fréquentent les berges du Lac Tchad. D’autres groupes humains, comme les Haoussas et les Bornouans, sont plus urbains.
L’agriculture et l’élevage occupent 90 % de la population. Encadrée par la SODECOTON, la culture du coton est la grande culture commerciale d’exportation pour la fibre ou pour la consommation locale d’huile pour la graine. Les cultures vivrières sont destinées à l’autoconsommation ou à nourrir les villes, en croissance rapide. La culture du riz s’est largement développée avec les différents périmètres rizicoles créés par la SEMRY avec l’apport du lac artificiel de Maga. Créé en 1979 il a une capacité maximale de 625 millions de m3 et s’étend sur plus de 25 km avec une superficie moyenne de 240 km² sur plus de 39 000 ha. Cette prodigieuse pêcherie poissonneuse a bénéficié de la conjonction des facteurs hydrodynamiques, climatiques et géomorphologiques favorables comme la température des eaux, la durée d’insolation adéquate et les apports terrigènes en provenance des cours d’eau qui l’alimentent. Ce qui explique sa très forte productivité (2000T/an) et sa grande diversité biologique (plus de 100 espèces).